21 January 2011
Black Star Line…l’aventure hip hop entre USA et Afrique

Inspiré par l’imaginaire de l’entreprise maritime du nationaliste noir américain Marcus Garvey, Black Star Line sous l’égide du producteur d’origines ghannéennes Coptic se veut un projet d’enregistrement servant au rapprochement entre artistes hip hop américains et africains. Raekwon (Wu Tang), ModeNine(Nigeria), Dead Prez, Dumi Right (Zimbabwe), M.anifest (Ghana), Black Rob, Wanlov  & M3NSA (Ghana), Arabian Knightz (Egypt), Memphis Bleek,  Abass Abass (Senegal), Havoc ( Mobb Deep ), Matador ( Sénégal ), Buckshot ( Duckdown ) et plusieurs autres sont quelques uns des artistes qui se sont vu jumelés sur le projet Back to my roots de Coptic. Encore en enregistrement, le but ultime est de monter une tournée avec les artistes impliqués autant en Afrique qu’aux États Unis. N’hésitez pas à  vous inscrire sur le site de Black Star Line pour obtenir la mixtape qui s’apprête à sortir et pour entendre certains extraits ou connaitre les derniers développement de ce projet original.

The Black Star Line – Close To My Roots is a project dedicated to creating great music featuring African and American artists and exposing the “true” African sound and its musicians to the global music market.  Africa has a strong Hip Hop, Reggae and Cultural Rap presence that is often overlooked in regards to its worldwide musical influence. The continent has many talented artists that need to be exposed to the rest of the world.

Memphis Bleek and Abass Abass got together with David Mensah to create the album title song “Close To My Roots“. The record speaks on what it takes to come up in the game while still maintaining a grip of who you are and not compromising. Everyone knows Bleek from his Marcy Projects / Roc-a-Fella records roots and as Jay Z’s Protege. Bleek was one of the earliest supporters of this movement and one of the fortunate to have performed in a few countries in Africa. Coptic got to know Bleek while producing records for his albums. Abass Abass is a Senegalese powerhouse who currently lives in France, he is a dope MC with a lot of charisma. He spits in French on this record which brings a nice international flavor to it.

Live By Da Gun is a song where Brooklyn’s own Smiff-n-Wessun (Tek & Steele) team up with Ugandan MC Prince Eddie Atlas to create this  hip hop masterpiece. Prince Atlas who lives in Kampala, splits his time between performing his royal duties and recording. On this record he talks about his rough childhood in Africa and the death of his father. Look out for his soon to be released album produced by Coptic. Smiff-n-Wessun is a well known Brooklyn rap group with many street hits under their belts. Coptic has produced several records for several albums including “Warrior’s Heart” Feat Dead Prez

Coptic was born and raised in Ghana, West Africa, but moved to the States when he was 13. He has produced records for The Notorious B.I.G (If I Should Die Before I Wake & Living The Life), Puff Daddy/Diddy (I Need A Girl), Jermaine Dupri (All That’s Gotta Go), Ma$e, KRS-One, Shyne and many more.

29 November 2010
Ready or not ? here comes the Black World Festival

À deux semaines de sa lancée et malgré deux reports, le troisième Festival mondial des arts nègres (Fesman 3) tant vanté par le président Abdoulaye Wade est prévu du 10 au 31 décembre  prochain, mais selon certains journalistes et autres observateurs, le festival n’est pas à l’abri d’un troisième report. À sa première édition en 1966, le Festival mondial des arts nègres (Fesman) avait créé l’événement au Sénégal sous l’initiative de la revue Présence Africaine et de la Société africaine de culture mais surtout initié par le “poète-président” Leopold Sédar Senghor. Il fut repris 12 ans plus tard à Lagos au Nigéria en 1977 pour être ensuite mis en veilleuse jusqu’en 2010. Alliance des arts plastiques, de la littérature, de la musique, de la danse et du cinéma, le Festival des Arts Nègres ( FESMAN ) se donne comme objectif une meilleure compréhension internationale et interraciale, d’affirmer la contribution des artistes et écrivains noirs aux grands courants universels de pensée et de permettre aux artistes noirs de tous les horizons de confronter les résultats de leurs recherches».  Onze ans plus tard, le seconde édition dépassait le cadre national pour devenir une manifestation continentale.

Durant la conférence de presse new- yorkaise  de septembre dernier, le Président Wade a présenté les différents volets de la programmations ( arts – sports – musique – cinéma ) puis c’est la chanteuse béninoise Angélique Kidjio qui a pris la parole en affirmant que l’Afrique est la mère de toutes les cultures. Elle a invité les jeunes générations à se battre pour la reconnaissance de l’Afrique dans le monde.

C’est le chanteur Akon qui a attiré toutes les attentions. Le jeune rappeur est revenu dans son discours sur son itinéraire en tant que Sénégalais naturalisé américain. Il a invité les noirs américains à retourner à la source. Akon qui devra se produire lors du Fesman à Saint Louis se dit prêt à soutenir le président Sénégalais dans toutes ses initiatives culturelles. On peut retrouver l’essentiel de la programmation, des objectifs et des évènements phares sur le site Black World Festival, il est à noter que c’est le Brésil qui sera honoré avec une présence accrue de ses artistes,  intellectuels et sportifs.

Alongside international stars Akon and Angelique Kidjio, Senegalese President, Abdoulaye Wade confirmed in New York that the World Festival of Negro Arts (FESMAN) would take place from December 10th to 31th  in Dakar, the Senegalese capital. But with just two weeks before it’s inauguration, many independent observers and journalists are expressing doubts and criticism about the organisation. With Brazil as guest of honour, the 2010 Black World Festival is  meant to promote a new vision of Africa as free, proud, creative and optimistic and the will emphasize dialogue between peoples and cultures by covering all spheres of arts, culture and sports.

Initiated by President Léopold Sédar Senghor, the first edition of the World Festival of Black Arts and Cultures was held in Dakar in 1966. The first Festival brought together people from all generations and disciplines in order to make the rest of the world aware of the struggle and persistence of Black peoples in the face of colonization. In 1977, Nigeria hosted the second edition in Lagos and after with a 33 years hiatus,  the third edition is to be held from December 10th to the 31th in and around Dakar in Senegal.

The festival is expansive in every way, including exhibitions, forums, lectures and performances spanning 16 disciplines (cinema, traditional and visual arts, crafts, dance, music, urban culture, design, literature, fashion, photography, theatre, food, architecture, science and technology, and sports).  Events will take place all around Dakar, and in Senegal’s second city, Saint-Louis.

15 September 2010
C.I.A ( Clan indigènes des accablés ) = Grimafrica

La vision occidentale ( souvent néo coloniale ) assume l’authenticité de la musique africaine via ses sonorités traditionnelles, ses cultures ancestrales et ses manifestations antiques.  Vu de l’hémisphère nord, que ce soit par arrogance, ignorance ou inconscience,  la modernité africaine apparait quasi inexistante dans nos médias et sur nos radars. On peut reprocher cette confusion à la catégorisation simpliste de musique du monde,  qui sous entend généralement des accords de kora, le balafon et le tam tam. La world music omet instinctivement l’oscillateur, le synthé, le sampler, c’est à dire toute la culture émergeant de l’univers digital. Et pourtant il existe bien des mouvements africains,  que ce soit le  kuduro, kwaito, coupé décalé, zouglo, Afro krunk ou techno,  qui propulsent délibérément les artistes africains vers une culture électronique universelle et digitale.

Un exemple décapant à suivre nous provient de Côte d’Ivoire avec la grime aux accents dancehall reggae du collectif C.I.A. ( Clan indigènes des accablés ) qui vient de sortir son dernier album CIAfrica via la structure Dutty Artz, dirigée par l’éclectique et globalisant dj Rupture. Si les rythmes sont modernes voir futuristes, les mc’s  de C.I.A. eux restent contemporains, critiques et engagés en traitant de thèmes comme la crise économique, les tyrans et magouilles de la Côte d’Ivoire et dépeignent avec une rage au ventre,  un pays sclérosé par sa corruption mais surtout cette jeunesse prise en otage entre son héritage complexe et une avenir tourmenté.

Si vous voulez découvrir leur répertoire voici un lien direct pour leur dernière mixtape, un aperçu singulier sur leur univers unique.

When thinking of African music, we usually associate drums, rattles or acoustic instruments such as  the kora but we omit electronic music, synths and samplers. Because of the world music stereotypes,  we assume Africans don’t use technology and yet if you follow the kuduro, coupé décalé, kwaito ( South African house ) or afrokrunk scenes,  it is clear the digital age is in full effect. One great example of some the modern sounds coming out of Africa is C.I.A.,  a collective hailing from Ivory Coast that just released CIAfrica on Dutty Artz, the innovative label managed by globetrotting DJ Rupture. C.I.A. is not very dancey at all, not at least what we are used to when it comes to Africa and bass. Instead it’s abrasive, synthetic, angular, lyric-driven music. CIA stands for Clan Des Indigenes Accables of United States of Africa and “CIAfrica” is heavy, grimy, African rap straight from Abidjan, Cote D’Ivoire featuring producer Green Dog (aka Amadou Komara), underground hero Manusa and Nasty among others.

If the music is mostly synthetic and abrasif,  their lyrics are influenced by dancehall’s bragaddacio or rap’s evocative and more conscious side, the crew spits raw, vibrant lyrics that expose the vision of sacrificed generations from the inner African city. They cover  political corruption, enonomic injustices and  self affirmation, C.I.A stay off the beaten paths and positively proove that doors outside their Abidjan block are waiting to be opened. Check out their latest mixtape at this link.

4 August 2010
Okayplayer + Africa = Okayafrica

Okayplayer.com is an online hip hop and alternative music website and community, described by Rolling Stone as a “tastemaker”, the magazine also describing it as “an antidote to dull promotional Web sites used by most artists”.The group was co-founded by The Roots‘ drummer Ahmir ?uestlove Thompson as a loose musical collective in 1987, and evolved into an online community in 1999. Okayplayer is one of the most pertinent  hip hop site  you can folow, it’s where progressive heads gather for knowledge on the latest releases, artists and news on hip hop and much more.  Okayplayer has becomed an online community made up of like-minded recording artists  and visitors.  Recognised  to cater to the progressive side of hip hop and rap, it is also the internet media covering artists such as The Roots, Mos Def, Common many more cool acts.  Okayplayer has recently launched a new cultural guide called OkayAfrica.

Okayafrica started things big with a free outdoor  concert in NYC to lauch the site headlined by The Roots and Talib Kweli, acts from all over the continent positively ROCKED the stage – Bajah + The Dry Eye Crew, Blitz the Ambassador, Zakee, Dragons of Zynth, Sahr (from FELA!) with Super Human Happiness.

OkayAfrica is meant to cover all things  that’s hot and jumping in the new African renaissance – from the highlands of Kenya to the streets of Freetown, from ghettos of Soweto to the Mali sands,  if it’s African (or referencing Africa) and cool, it’s okayafrica which means it highlights the best and brightest coming out of Africa and the Diaspora with news coverage, dedicated blogs, feature stories, and concerts/events.

You should follow their news, events and check this U.S. based site’s view on African culture.

Le site internet Okayplayer a été co-fondé par le batteur du groupe The Roots Ahmir ?uestlove Thompson à partir du collectif de musique abandonné en 1987, et évolua vers une communauté Internet en 1999. En 2004, ?uestlove lança Okayplayer Records qui est la devanture commerciale de cette communauté. Cette communauté est composée d’artistes (qui font héberger par la même leur site Internet officiel), de visiteurs du site web et d’individus qui postent des messages sur les forums à disposition. Tous les artistes et l’équipes en charge de cette communauté , autant que les personnes qui postent des messages sur les forums, sont considérés comme des “okayplayers”, ou des “OKPs” en formule raccourcie. Okayplayer se voit comme un  des carrefours pertinents pour suivre l’actualité d’artistes importants comme the Roots, Common, Erika Badu et Mos Def entre autres.

En 2010, devant l’engouement constant que l’Amérique porte envers la culture africaine, l’organe média new yorkais du hip hop progressif vient de lancer avec un grand concert extérieur,   Okayafrica, une filiale se donnant comme objectifs de couvrir les actualités musicales africaines, ses artistes et leurs développements parmi la sono mondiale.

N’hésitez pas à les visiter régulièrement et constatez que l’Amérique s’ouvre à l’Afrique contemporaine.

1 June 2010
Didier Awadi Présidents d’Afrique au Canada

Périphéria Productions annoncent la sortie canadienne de Présidents d’Afrique, nouvel album du pionnier sénégalais Didier Awadi ce mardi 15 juin 2010 et soulignent  aussi son passage  aux Francofolies de Montréal, le lundi 14 juin 21 h et mardi 15 juin à 23h sur la scène Le Monde urbain Vidéotron.Le rap des ghettos américains des années 80 retrouve sa mission cri du coeur et dénonciatrice d’injustices grâce au rappeur sénégalais militant Didier Awadi. Ses chansons, qu’il qualifie de « panafricanistes », métissent habilement cultures occidentales et Africaines. Et elles rassemblent et mobilisent les jeunes de toute la diaspora ! Président d’Afrique, son plus récent CD est la musique des grands idéaux: progrès, paix et justice.

Didier Awadi est sans conteste la figure la plus visible du rap africain francophone. Lauréat du prix RFI Musiques du Monde en 2003, il a derrière lui un parcours sans faute de pionnier et de défricheur d’un genre musical qui est devenu, ces dernières années, le genre majeur pour la jeunesse d’Afrique et celle du monde.
Présidents d’Afrique est un message d’espoir et un spectacle positif qui s’adresse aux jeunes générations. Il permet de rendre accessible l’histoire de l’Afrique, et pose implicitement la question : « Que reste-t-il de tous ces rêves ?
Pour Didier Awadi, le cofondateur du Positive Black Soul,  les présidents d’Afriques sont remis au goût du jour avec la participation de beaucoup d’autres artistes engagés de l’Afrique et de sa diaspora, tels que Babani Koné et Tatapound (Mali), Maji Maji (Kenya), Tiwoni et Lady Sweetie (Antilles), Smockey (Burkina Faso), Dead Prez (USA), Skwatta Kamp (Afrique du Sud), Lexxus (RDC), pour ne citer que ceux-là.

Présidents d’Afrique est d’abord un album qui met en musique des discours de Thomas Sankara (Burkina Faso), Nelson Mandela (Afrique du Sud), Kwame Nkrumah (Ghana), Gamal Abdel Nasser (Égypte), Patrice Lumumba (RDC), … ainsi que d’autres hommes (Cheikh Anta Diop, Frantz Fanon, Aimé Césaire) qui avaient une vision progressiste de la marche du continent africain.

Ce projet, pour la renaissance africaine, est un réel hommage aux pères fondateurs 50 ans après les indépendances.  Il est à noter que Didier Awadi est un des personnage central du long métrage documentaire Les États Unis d’Afriques du réalisateur Yanick Letourneau, produit par Périphéria Productions en  coproduction avec l’Office national du film du Canada,  dont la sortie est prévue pour l’automne 2010.

http://www.presidentsdafrique.com
http://www.awadi.net

Pour plus d’informations: cedric@peripheria.ca